Avant de peindre : les travaux à faire

Avant de commencer à peindre, effectuez-les remises en état nécessaires au bon fonctionnement des portes et des fenêtres. Vérifiez l’état des plinthes et autres menuiseries, et changez-les s’il y a lieu.

Débarrassez ensuite la pièce que vous voulez peindre de tous les tapis, rideaux et objets qu’il vous est possible de transporter ailleurs. Glissez vers le centre de la pièce les meubles intransportables et protégez-les avec un vieux drap ou une feuille de plastique. Coupez le courant avant de démonter les appareils d’éclairage pour ne laisser que des ampoules nues. Vous pouvez aussi vous éclairer à l’aide d’une baladeuse, que vous brancherez dans une pièce contiguë.

Enfin, prenez soin de recouvrir le sol de vieux journaux ou d’une bâche pour le protéger des salissures, poussières et taches de peinture.

La préparation des murs

La préparation des murs est très certainement la phase la plus fastidieuse de l’«opération peinture», mais seule une bonne préparation permet d’obtenir un aspect final satisfaisant.

En effet, étaler de la peinture, c’est recouvrir un support d’un mince film décoratif dont l’épaisseur ne dépasse guère 1/10 de millimètre. Trois couches successives, par exemple, ne donneront pas une épaisseur supérieure à celle d’un ongle : ce n’est pas suffisant pour masquer tous les défauts et les irrégularités du support. Il faut donc auparavant préparer celui-ci pour obtenir une surface propre et lisse avant la mise en peinture, sinon les aspérités, les fissures ou les taches réapparaîtront après séchage.

Sur les murs, vous rencontrerez successivement des surfaces peintes, du bois, du plâtre, etc., qui vous obligeront à procéder à une préparation différente. Mais le but de l’opération reste le même : il faut que la nouvelle peinture accroche bien et masque les défauts du support.

Sur le plâtre

S’il s’agit d’un plâtre neuf, il convient tout d’abord de le laisser sécher jusqu’à ce qu’il ait rejeté toute l’eau qu’il contenait lors de sa mise en œuvre. Cette période de séchage peut demander plusieurs mois, ne soyez donc pas trop pressé de peindre un plâtre neuf, car l’humidité qu’il risque de garder compromettrait la tenue de la peinture.

Après un séchage complet, égrenez-le plâtre en passant à la surface un papier de verre gros grains ou un grattoir pour supprimer les quelques aspérités trop proéminentes. Procédez ensuite à l’impression du plâtre : cette opération s’effectue en appliquant sur le mur soit une couche de colle cellulosique fortement diluée, soit une peinture très fluide, soit encore un produit durcisseur, sorte de gel qui pénètre le support en profondeur et constitue ainsi une base étanche en supprimant la porosité du plâtre.

S’il s’agit d’un plâtre que vous avez lessivé ou sur lequel vous avez effectué une opération de décapage (peinture ou papier peint), le séchage sera plus rapide. Toutefois, chauffez le local jusqu’à disparition des taches humides qui nuiraient à la suite des travaux.

Exécutez ensuite une opération de rebouchage qui consiste à colmater toutes les fissures, les trous ou les crevasses que la peinture ne saurait dissimuler.

Utilisez pour ce faire un produit de rebouchage particulier et non n’importe quel plâtre dont le séchage provoque parfois d’autres fissures. Choisissez de préférence des produits à base de gel de cellulose qui ont la propriété de sécher sans accuser de variations de volume et en conservant une parfaite adhérence.

Sur une ancienne peinture

S’il s’agit d’une peinture relativement récente, procédez à un lessivage de toute la surface. Commencez par couper l’électricité dans la pièce pour éviter les courts-circuits. Lessivez les murs avec une éponge, en utilisant par exemple de la lessive Saint-Marc diluée dans de l’eau tiède (4 à 5 cuillerées à soupe par litre) et en procédant de bas en haut pour éviter les coulures. Rincez sans attendre à l’eau claire, en partant du haut.

Sur une ancienne peinture à l’huile très sale, vous pouvez faire un lessivage avec une plus forte dose de produit. Vous pouvez aussi poncer la surface avec un abrasif afin de ternir le film brillant de l’ancienne peinture.

Notez encore qu’en présence d’une ancienne peinture à l’eau, un badigeon, un blanc gélatineux, il ne faut jamais utiliser de lessive. Brossez ou lavez la surface l’eau tiède pour éliminer l’ancien revêtement. Il est souvent nécessaire d’effectuer cette opération plusieurs fois pour assurer la complète disparition du badigeon. Les produits employés pour faciliter le décollage des papiers peints conviennent bien à ce genre de nettoyage. Une dose de décollant dans un seau d’eau tiède aidera à faire disparaître
l’ancien badigeon.

  • S’il s’agit d’une peinture vétuste, cloquée ou fissurée, exécutez un lessivage à forte dose de lessive (7 à 10 cuillerées à soupe par litre d’eau tiède). Rincez, puis, à l’aide d’un couteau de peintre ou d’un grattoir triangulaire, grattez toutes les parties qui s’écaillent, ouvrez les fissures, etc., pour qu’il ne reste plus sur le mur que les parties saines. Ensuite, procédez différemment suivant l’importance des zones affectées.
  • Si elles sont peu nombreuses, rebouchez et enduisez ; si les parties écaillées sont très nombreuses, il est préférable d’enlever complètement l’ancienne peinture avec un gel décapant pour ramollir la couche durcie, que vous pourrez ensuite gratter.

Rincez avec application pour faire disparaître toutes les traces de décapant et traitez le plâtre ainsi mis à nu comme s’il s’agissait d’une surface neuve.

Sur un papier peint

Si le papier n’est pas trop sale, dépoussiérez-le et vous pourrez le peindre — de préférence avec une émulsion sans le décoller. Faites un essai de mise en peinture sur une petite surface, car il se peut que la peinture détrempe les colorants du papier et se mélange avec eux.

Il se peut également que le papier soit recouvert d’un film imperméable, sur lequel la peinture n’accrochera pas.

Si le résultat de l’essai est satisfaisant, appliquez la peinture sur toute la surface. Cela vous permettra de changer rapidement l’aspect de vos murs, sinon d’obtenir un fini impeccable.

Pour effectuer un travail soigné, il est indispensable de décoller l’ancien papier et de traiter ensuite, suivant son état, le mur ainsi mis à nu.

Sur les boiseries

A l’intérieur de la maison, les plinthes, les huisseries, les moulures, etc., et tous les autres accessoires en bois neuf seront tout d’abord poncés. Ensuite, le bois étant un matériau poreux, il convient de le «nourrir», c’est-à-dire de l’imprégner d’un produit destiné à boucher les pores de sa texture. Suivant l’essence du bois, vous utiliserez soit une peinture d’impression, soit un produit «bouche-pores», qui, comme son nom l’indique, colmatera les pores de la surface. Laissez sécher, puis poncez à nouveau dans le sens des fibres avant de passer à la peinture de finition.

S’il s’agit d’un bois exposé aux intempéries ou situé dans un milieu humide, choisissez une peinture microporeuse.

Auteur de l’article : Jean-Christophe

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